La vidéoprotection en projet de déploiement

La vidéoprotection, qui consiste à placer des caméras de surveillance dans certains lieux pour lutter contre les actes de malveillance, va être progressivement déployée à Verrières-le-Buisson. Explications sur ce dispositif qui répond à des règles et des usages précis.

Garantir la sécurité des habitants

La vidéoprotection consiste à placer des caméras de surveillance dans certains lieux pour prévenir et lutter efficacement contre tout acte de malveillance. Cela permet en temps réel ou différé de surveiller (vision large ou concentrée), dissuader (par la présence d’une surveillance visible permanente), détecter (évènement ou comportement suspect) et identifier (un individu, un véhicule…).

À Verrières, une étude a permis d’identifier une vingtaine de sites pour l’installation de caméras de vidéoprotection. Il s’agit à la fois de secteurs exposés aux actes d’insécurité, faits de délinquance et atteintes à la tranquillité publique, des abords de certains bâtiments publics ou encore des entrées et des sorties de ville.

Un déploiement progressif et encadré

Le dispositif sera installé progressivement. La vidéoprotection en ville est encadrée par la loi (L.251-2 du Code de la sécurité intérieure) et obéit à des conditions strictes d’utilisation :

  • Seules les autorités publiques (les mairies notamment) peuvent filmer la voie publique. Ces caméras ne doivent pas permettre de visualiser l’intérieur des habitations ni, de façon spécifique, celles de leurs entrées. Des procédés de masquage irréversible sont alors mis en œuvre.
  • Le visionnage des images ne peut être opéré que par les personnes spécifiquement et individuellement habilitées, par arrêté préfectoral, comme les agents de police municipale formés et sensibilisés, au préalable, aux règles de mise en œuvre d’un système de vidéoprotection.
  • La durée de conservation des images doit être proportionnée et correspondre à l’objectif pour lequel le système de vidéoprotection est installé. Conformément à la loi, elle ne peut excéder 30 jours, sachant qu’en règle générale, quelques jours suffisent pour effectuer des vérifications, par exemple à la suite d’un incident.

Le saviez-vous ?

Certaines extractions peuvent être demandées par un officier de police judiciaire, dans le cadre d’une enquête et si un dépôt de plainte a été réalisé.