Classe de formation musicale de Grace Milandou :

Roxane Aragones (flûte traversière)

Jeanne Auxemery (violon)

Louise Burel (piano)

Jérémy Dachicourt (guitare)

Louise Galiez (contrebasse)

Jina Jurcovich (harpe)

Minh-Lâm Nguyen (guitare)

Ethelle Pochat-Cotilloux (violon)

Merlin Régi (percussions)

Direction artistique : Clyde Chabot et Grace Milandou

Montage sonore : Grace Milandou

Création vidéo : Muriel Habrard

Enregistrement des voix : Léo Duquesne

Préparation du montage sonore : Michaël Grébil

Remerciements aux enfants qui ont prêté leurs voix : Ysé Allegret, Emile Guerlin, Lydia Leblanc, Saens Narfin, Gustave Parent, Josef Parent, Carla Poully.

Et à 

Fabienne Vénard (directrice du conservatoire) 

Agnès Tan-Ham (directrice des affaires culturelles à la mairie de Verrières le Buisson)

Jean-Baptiste Pilotaz (soutien logistique et technique)

Tous les professeurs d’instrument pour leur contribution dans la préparation des élèves confinés

Ce spectacle s’inspire et s’appuie sur la pièce de Maurice Maeterlinck : une douzaine d’aveugles sont immobiles dans la forêt, sur une île. Ils ont été abandonnés par leur guide. Ce dernier est parti sans que l’on sache où ni pourquoi, et il ne revient pas. Les aveugles attendent sans fin. La nuit tombe, le froid grandit, la neige survient, l’eau monte autour d’eux…

Il s’agit d’une adaptation qui modifie peu le texte de Maurice Maeterlinck ; il ne s’agit plus de personnes essentiellement âgées, qui vont peut-être mourir, mais de jeunes gens qui vont probablement être sauvés. L’élan, l’espoir et la joie des enfants, toujours prêts à croire à une issue positive, l’emporte presque sur l’inquiétude, l’obscurité et la peur de la mort.

Ces voix se mêleront aux compositions des 9 enfants de la classe d’improvisation de Grace Milandou.

Leurs sonorités prolongeront la poésie de Maurice Maeterlinck pour faire presque apparaître et imaginer la poésie des paysages et des forces de la nature évoquées (la forêt, l’eau, le vent, la neige…), les non-dits de la langue (la mort qui n’est jamais nommée directement), l’abord de questions inquiétantes et essentielles (l’avenir, la mort, la séparation mais aussi l’espoir et l’envie de réussir, les stratégies pour avancer).

L’une des forces de cette écriture est sa belle indétermination : elle laisse toute liberté d’interprétation au lecteur et au spectateur.