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Sculpteur 1926-2009

Marcel-Petit

Verrières-le-Buisson

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Marcel-Petit arrive à Verrières au début des années 1970 où il bâtit le grand atelier qui lui permet de travailler aussi bien à des pièces de petite taille qu’à des œuvres de dimensions imposantes, passant de l’une à l’autre au gré de son inspiration et des sollicitations : commandes publiques ou privées, recherches personnelles.


Diaporama "Hommage à Marcel-Petit" ...

Après une enfance et une jeunesse estudiantine vécues en Provence où il naît, comme il dit lui-même, « de l’argile plein les doigts », c’est en 1945 que Marcel-Petit part pour Paris pour une période vouée essentiellement au théâtre et à des études en Sorbonne …

Puis en 1950, en Angleterre, devant les sculptures de Moore, sa route est tracée. Nommé professeur à Treignac, il consacre à la sculpture tout le temps libre dont il dispose. De retour à Paris en 1961, à Belleville, premiers granits abstraits, influence de Brancusi, premières serpentines. A partir de 1972, il participe régulièrement aux salons de la Jeune Sculpture et à celui des Réalités Nouvelles. Ainsi qu’à de nombreux symposiums* dans le monde entier.

Marcel-Petit arrive à Verrières au début des années 1970 où il bâtit le grand atelier qui lui permet de travailler aussi bien à des pièces de petite taille qu’à des œuvres de dimensions imposantes, passant de l’une à l’autre au gré de son inspiration et des sollicitations : commandes publiques ou privées, recherches personnelles.

Son choix de l’abstraction exprime puissance et sensualité dans des matériaux variés, souvent difficile à manier. Ses matériaux de prédilection sont le granit (le bleu de Lanhélin, le rose de la Clarté, le noir de Suède, le gris indien), le basalte, le marbre d’Ephèse ou de Carrare, la lave de Volvic sans oublier la serpentine. Il se risque aussi à des incursions dans le domaine des matériaux nouveaux : époxy, inox, bétons.

On peut désormais admirer à Verrières deux œuvres majeures que son épouse Geneviève a offertes en 2010 à la Ville : "L’enclave", dans le hall de Hôtel de Ville, œuvre en serpentine verte à laquelle Marcel-Petit a instillé avec élégance et force un calme mouvement tournant.

Et à quelques pas d’ici, dans le parc de la Maison Vaillant, juste à l’entrée de l’Orangerie-Espace Tourlière, une imposante sculpture en granit intitulée "Le Roi Lear", œuvre qui marque l’entrée de ce lieu voué à l’art contemporain. Le noble personnage, stylisé à la limite de l’abstraction, accueille ainsi les visiteurs tel un moaï de l’Île de Pâques, calme et déterminé.

Mais le mieux est de laisser la parole à Marcel-Petit afin d’entrevoir une des clés essentielles de son œuvre : " Je voudrais redire que la sculpture me paraît procéder en premier lieu de l’expérience tactile, que le bond de l’imaginaire prend ses appels familiers à la pointe des doigts, au creux du plexus, en écheveaux fulgurants, avant d’être présenté au démêloir du regard intérieur qui se garde de rompre le fil... "

Sculptures monumentales

1969 sculpture-signal pour le nouveau stade de Laval
granit rose de la Clarté
1974 grande lave pour le parc de Vincennes
1975 Chalumeau (la serrure), achat de l’Etat
granit
1975 sculpture pour la faculté des Sciences de Brest
granit de Bretagne
1976 sculpture pour la faculté des Lettres de Clichy
pierre de Bourgogne
1977 sculpture pour le CES de Meslay du Maine
acier
1977 sculpture pour le lycée polyvalent d’Epinay sur Seine
béton
1983 sculpture pour l’école d’artillerie de Draguignan
granit rose
1995 Montée du soir (commande privée)
bronze

Symposium

1972 France / Sénart Dualité V
pierre de Bourgogne
1987 Suède / Helsinborg Le couple
noir de Suède
1989 Israël / Eilat Pour la paix
marbre
1999 Egypte / Assouan Le passeur d’âmes
granit
2003 Chine / Guilin Les vaisseaux
2ème prix du concours : Greeting the XXIst century
basalte

Mise en ligne le jeudi 28 février 2008
Modifiée le mardi 7 février 2017


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