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La balade du patrimoine

Le hameau d’Amblainvilliers

Etape n°8

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Cette étape vous conduira d’Amblainvilliers à la Croix aux femmes. L’occasion de mêler la petite et la grande Histoire de la ville.


 

Petits aperçus sonores :
Hameau d’Amblainvilliers


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Zoom sur la balade

Le hameau d’Amblainvilliers

Vous voici à l’entrée du hameau d’Amblainvilliers qui échappa, pendant plus de 500 ans, à l’emprise de l’abbaye de Saint-Germain : une singularité dans l’histoire de la commune.
Vous y trouverez, entre autres, le dernier lavoir public de la ville, la propriété Steiner - gentilhommière de style normand du XIXe siècle - et la propriété Desprez dont les pittoresques bâtiments extérieurs et la clôture masquent le château.

Le lavoir d’Amblainvilliers

Le lavoir d’Amblainvilliers vit le jour grâce au Baron Constant et à Monsieur Giblain, qui donnèrent respectivement le terrain et 2.000 francs. La commune put ainsi mettre en adjudication la construction de ce lavoir en septembre 1855. Actuellement désaffecté, il reste le seul survivant des lavoirs de la Bièvre.


 
 
 
 


Le château Desprez

Château DesprezLe château Desprez actuel fut acquis par la marquise Joséphine de Visconti et transformé, en 1833, en « Villa Visconti » dans le style des villas italiennes, d’influence palladienne, largement ouvertes sur la nature. À l’intérieur de la propriété, comme c’est souvent l’usage, une belle tête de cheval orne le pignon des écuries du château.

 
 
 

Par la suite, Drouyn de Lhuys, ministre des Affaires étrangères de Napoléon III, y résida.

 

HorlogeVers 1900, lorsque la propriété fut agrandie, on installa, sur les communs, l’horloge à deux cadrans que nous apercevons aujourd’hui sur le clocheton de la maison, à l’angle de la place Jacques Vaugeois. Cet ouvrage comprend un carillon de trois cloches et affiche deux cadrans, l’un pour le château et l’autre pour les habitants du hameau. Selon la tradition orale, ce hameau aurait été peuplé de peaussiers et de tanneurs au Moyen âge, puis envahi par les fraisiers au début du XXe siècle.

La lucarne à foin, jacobine, est fermée par une porte dont la partie supérieure est un peu ajourée pour permettre une meilleure ventilation des produits stockés.

 
 


La Croix Belle-Avoine

La Croix Belle-Avoine, appelée autrefois Croix Pasquier, marque l’entrée du hameau d’Amblainvilliers. Elle a été installée en 1719, sur l’exploitation du fermier Jacques Bellavoine, par l’abbaye de Saint-Germain. Elle balisait la « route des croix de Paris à Chartres ». On pense qu’il s’agissait d’une croix marquant la fin de la procession des Rogations (ancien rite de pénitence destiné à appeler la bénédiction divine sur les futures récoltes). En raison de son mauvais état, elle fut remplacée en 1867 par une nouvelle croix, voulue par les riverains qui se lamentaient de « voir ces symboles religieux tomber dans l’oubli ». Les Croix au Pain et Croix Rouge - comme sur le portail de Saint-Germain-des-Prés - ont aujourd’hui disparu.

La vallée à la Dame

Vallée à la Dame

La légende veut que la « Dame Blanche » - Blanche de Castille - fit plusieurs séjours dans notre région. On pourrait voir dans ce lieu-dit une allusion à cette reine. Quant aux coteaux sud du Bois, qui dominent le lieu-dit de la prairie d’Amblainvilliers, ils sont parmi les plus pentus de la forêt. Les effets conjugués des produits de l’érosion, drainés vers la vallée, et des limons déposés par les crues de la Bièvre, ont fait de ce lieu, et de ses environs, des terrains riches où a pu être développée la culture maraîchère. Toujours préservés des pressions de l’urbanisme, de nombreux espaces sont encore consacrés à cette culture.

La Croix aux Femmes

« La Croix aux Femmes » est un calvaire où, jusqu’au milieu du XIXe siècle, les femmes relevant de couches se rendaient pour faire une neuvaine. Cette croix marque aussi l’endroit où se rendit la justice.

La ruelle de Mauperthuis

Mauperthuis est un très ancien lieu-dit signifiant « bas-fond dangereux » dont le nom est bâti sur le préfixe « mau » (mauvais) et le suffixe « Pertuis » (trou, passage étroit)... Le bas de cette ruelle et les venelles alentour comptent de nombreuses maisons du XVIlle et du XIXe siècle. Elles nous rappellent l’époque où de nombreux tanneurs habitaient ce quartier et envoyaient les peaux traitées à Paris par la Bièvre, alors appelée le plus souvent rivière des Gobelins, du nom de la manufacture installée sur le bord de la rivière près de son confluent avec la Seine.

Un peu d’histoire

L’histoire de Verrières fut étroitement liée à celle de l’abbaye de Saint-Germain, qu’il s’agisse du village même ou des deux écarts de Migneaux et d’Amblainvilliers. Jusqu’à la Révolution française, l’emprise des moines fut totale sur les moindres actes des Verriérois. Et ce, malgré les latitudes que leur accorda, en échange d’un lourd tribut, Thomas de Mauléon abbé de Saint-Germain, en 1248. D’ailleurs, Verrières dépendit d’Antony jusqu’à la fin du XIIe siècle, date à laquelle elle fut érigée en paroisse, suite à l’édification de son église.


 

La guerre de Cent Ans (1337-1453), les Guerres de Religion (1562-1598) et la Fronde (1648-1653), auxquelles s’ajoutèrent les grandes épidémies de peste et de choléra, ainsi que les multiples disettes dues aux mauvaises récoltes, marquèrent profondément la commune. Verrières, qui ne comptait déjà plus que 150 habitants en 1461, vit sa population réduite à 50 personnes en 1467… Nous sommes aujourd’hui près de 16000.
  La forêt, en grande partie propriété de l’abbaye, séduisit Louis XIV qui s’y rendait pour la chasse. C’est donc tout naturellement qu’elle rejoignit le domaine royal en 1682.
   Au cours de ces périodes, Amblainvilliers connut un parcours singulier. Devenue possession du seigneur de Massy au XIIIe siècle, sa place forte fut investie en 1358 par les Anglais. Évacuée contre rançon en 1360, Jean le Bon la fit détruire. Le hameau ne redevient dépendance de l’abbaye qu’en 1679.
  A partir de 1674, Verrières-le-Buisson se transforma en une petite agglomération entourée par les grands parcs des châteaux et des propriétés qui formèrent un espace intermédiaire aménagé entre le village et les champs. Migneaux, Amblainvilliers et Vaupéreux ont d’ailleurs constitué jusqu’à une date récente des hameaux séparés du village.
  En 1815, à la tête de la cavalerie, le Général Exelmans fit mouvement en bordure du bois de Verrières contre les troupes alliées qui menaçaient Paris. Il rompit l’ensemble de leurs lignes qu’il repoussa jusqu’à Rocquencourt. Des ouvrages fortifiés furent édifiés dans le bois à la suite du conflit de 1870, afin de protéger la capitale. Ils comprenaient cinq batteries et un réduit constituant une des places fortes ceinturant Paris.
  Au début du XIXe siècle, la silhouette du centre de Verrières-le-Buisson était déjà comparable à celle d’aujourd’hui. Vers 1900, la destruction du château de Migneaux et le lotissement de son parc entraînèrent l’agrandissement du village au-delà de ses limites historiques. De nos jours, une zone urbaine s’est développée sur une partie de l’ancienne propriété des Vilmorin. Vestiges anciens et constructions modernes arrivent ainsi à coexister.

 

Informations pratiques de l’étape


Départ de l’étape Hameau d’Amblainvilliers
Espace de parking Place Vaugeois
Entrée sud du hameau Rue de Paris - pont sur la Bièvre
Parcours de 2.500 m
Durée des commentaires 13 minutes
Accessibilité
 Dénivelée tout le long de l’étape, avec entre autres un passage sur un chemin de terre pour atteindre le stade des Justices ; mais ce parcours reste praticable aux utilisateurs de fauteuils roulants et poussettes (sauf en cas de forte pluie).

Légendes

ParkingWcFauteuilFleurCheminPoint de vue
Cartes postales
Images de l’étape 8.
Video  
   
   
Le lieu dit « des justices » date du XVIe siècle, en souvenir de l’époque (XIe au XVIe siècle) où l’on rendait la haute, moyenne et basse Justice au niveau de la Croix aux Femmes où avaient lieu des exécutions
 
Visite sonore illustrée
Piste n° 61
• Lavoir d’amblainvilliers : 0’40"

Piste n° 62
• Château d’Amblainvilliers : 1’40"

Piste n° 63
• Ruelle de Mauperthuis : 0’50"

Piste n° 65
• Croix Belle Avoine : 1’07"

Piste n° 67
• Vallée à la Dame : 1’29"

Piste n° 68
• Un peu d’Histoire : 4’40"

Piste n° 69
• Croix aux femmes : 0’45"

Tous les paquets "ZIP" de la visite sonore correspondent aux fichiers MP3 pour votre baladeur. Téléchargez-les avant de partir en balade ou mieux si vous possédez un iPod allez sur le podcast iTunes où se trouve l’intégralité de la balade (pour ce faire, cliquez sur l’icône dans la colonne de droite).

Téléchargement Audio • Commentaires audio de l’étape (mp3)
{} Toutes les pistes de l’étape 8 (format ZIP en pied de page)

Arrivée de l’étape n°8


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Vers la prochaine étape du parcours


  •  Chemin à suivre...
  • Attention, après la Croix Belle-Avoine et une fois arrivés au bout du chemin de la vallée à la Dame, vous prenez le large sentier de terre sur votre droite. Vous arriverez bientôt sur l’un des points hauts de la commune où vient d’être construit le nouveau stade de la ville : le stade des Justices.
    Vous redescendrez alors vers la croix aux Femmes en empruntant le chemin de la Sollière.
    Ensuite, descendez l’avenue Henri Grellou jusqu’à la rue des Grands Chênes que vous prendrez à droite. Au carrefour, vous tournerez à gauche vers l’école « Paul Fort », au n°77 de la rue d’Estienne d’Orves.
    Vous serez alors à l’étape 9 du parcours et aurez rejoint le tracé de la boucle « courte ».
  •  Feuilletez et téléchargez le carnet de route de l’étape 8

  • Mise en ligne le lundi 27 juillet 2009
    Modifiée le mardi 31 janvier 2012


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